J’en reviens toujours pas. Il se passe tellement de choses dans notre bel hexagone, que je ne sais pas par où commencer. Peut-on d’ailleurs sérieusement commencer par quelque chose ? Faut-il plutôt terminer par quelque part ? Mon esprit se perd dans ce triste marécage médiatico-crétinosse. Et sachez-le, il est bien plus difficile de mettre un bon coup de talon dans un fond vaseux, que dans le sable d’une eau claire. Pourtant, on ne me noie pas comme ça, et tel le phénix je suis parfaitement capable de renaitre des cendres d’un feu qui n’a pas eu lieu.
Ainsi donc, il est compliqué en ce moment de comprendre les finesses de l’actualité. Et pourtant tout est lié ! Ne vous inquiétez pas, je vous explique : Madame Bachelot veut absolument que la populace se fasse vacciner contre la grippa (on l’écrit grippa car elle vient du Mexique : pays parlant une langue proche de l’espagnol, langue qui rajoute beaucoup de A au mot français). La ministre n’hésite pas à donner de sa personne, et sous le regard dégouté de milliers de téléspectateurs, elle montre son bras nu et gras en riant vulgairement comme elle sait si bien le faire. Un triste figurant tout de blanc vêtu, pique fébrilement le membre gélatineux, sous le regard approbateur des virologues umpistes. Mais nous avons un vrai problème : Madame la ministre n’est pas une patiente à risque, de quel droit prend-elle la dose d’un asthmatique ? Il faut réagir, un député doit proposer un petit article sympa au sujet des abus de notre ventripotente ministre. Mais hélas la place est prise : un autre personnage cylindrique Eric Raoult (à croire que la politique arrondie les angles) légifère et propose un devoir de réserve chez les auteurs femmes sénégalaises gongourisées et sarkophobes. Le sujet est vaste il en a trouvé une ! Alors tant pis revenons en deuxième semaine pour proposer une question écrite sur l’attitude détestable envers les bronchiteux de notre ministre de la santé. Vous suivez toujours j’espère car ce n’est pas fini. En effet l’auteur se fâche, le député s’enfonce, et tout le monde est d’accord qu’il est impossible de principe d’imposer un devoir de réserve à un auteur. Un auteur par définition même a un devoir de non réserve. Eric est ridicule et retourne vite trouver une autre absurdité. On fonce la place est libre. Et vlan la porte claqué au nez le tom, un autre député, qui est une et qui a miraculeusement gardé la ligne, veut légiférer au sujet de la fessée. Faut-il continuer à tapoter amicalement les postérieures de nos enfants ? Evidement la question est passionnante, dans cette période de pandémie, de crise financière, et de record absolu du nombre d’enfants en train de grever de faim en regardant nos agriculteurs vider des litres de laits dans les égouts, il est urgent de décider du sort de la fessée. Mais la décision tombera quand ? J’ai moi aussi des propositions à faire, va-t-on me laissé légiférer moi aussi, à la fin, il y a des claques qui se perdent, et elles sont encore autorisées !
Oui vous l’avez compris, on fait de faux débats avec des sujets idiots (ce que l’on appelle communément une polémique) pour m’empêcher de légiférer ! J’ai droit merde moi aussi de légiférer, je veux moi aussi proposer des idées à la con et voir l’hémicycle en débattre. Alors je vous préviens tous, où on me laisse porter plainte contre Roselyne qui vole les doses de malheureux emphysémateux, où vous aurez une horrible scène sur la conscience. Sachez le je m’apprête à faire une connerie ! J’ai convoqué les médias, et j’ai l’intention de mettre en public une fessée déculottée à Roselyne ! Oui Déculotté ! Je porterai mon gilet jaune, pour montrer mon respect des lois à la con, je la rosserais avec un exemplaire de « trois femmes puissantes », les mains sales et sans masques. Voila à quoi cela mène de légiférer sur des conneries : les gens craquent, je craque. A ce rythme on ne va pas en voir la fin, il faut encore légiférer sur le port des bretelles, sur le voile dans les toilettes publiques, sur les conditions de détention des poissons rouges, sur la condition de travail du sapin de noël. Peut on se décider à traiter dans l’hémicycle des questions utiles, peut-on laissé au comptoir ces conversations de poivrots.
Thomas vezin
jeudi 19 novembre 2009
vendredi 25 septembre 2009
MARCEL L’HERISSON
MARCEL L’HERISSON
J’ai fait la connaissance de Marcel.
Je rentrais chez moi, vers 20h00 après une bonne journée de travail studieux, quand je suis tombé dessus. Dans le bois de Boulogne, en plein virage, il dormait sur le bitume chaud.
Vous me connaissez, je suis de ceux qui ne font pas semblant de ne pas avoir remarqué. Au moins 30 voitures ont du passer là au risque de l’écraser, et pas une s’est arrêtée. Je stoppe furieux contre tous ces pauvres cons qui se foutent de rouler sur Marcel. Et tout en m’approchant de lui je préviens le 15 que j’ai besoin de leur aide.
Marcel dort paisiblement, inconscient du danger de la situation. La toison en bataille et grouillante de vermines, il ne semble pas dérangé par ces locataires parasitaires. Il est sale, boueux et sent fort l’urine. Sa dernière toilette date à vue de nez de 2 bons mois.
- Eh, réveillez vous ! Vous êtes en plein milieu de la route !
- Hum…
- Eh, allez ! Comment vous vous appelez ?
- Marcel.
- Faut bouger là Marcel !
Marcel est ivre mort, l’odeur d’alcool, quand il ouvre sa bouche vaseuse, surpasse presque celle de l’urine.
- Marcel, allez vous mettre sur le trottoir, s’il vous plait.
- Pourquoi ?
- Vous allez vous faire écraser !
Finalement, avec difficulté et sous mes encouragement, il a rampé tant bien que mal jusqu’au trottoir. Cela faisait un quart d’heure que j’étais là et le 15 ne s’était toujours pas manifesté. Je commence donc par les rappeler en leur expliquant l’urgence de la situation, avant de reprendre ma conversation avec Marcel.
- Eh, Marcel ! Retournez pas sur la route !
- M’en fout j’ai froid.
- Vous allez vous faire broyer ! (C’est con un hérisson).
- Et alors ?
- Vous voulez pas mourir ?
- Pourquoi pas ?
- Je sais pas, la famille, les amis, la vie…
- J’ai rien, je m’en fous.
Bref le dialogue était difficile, Marcel n’aime plus la vie. Il n’a pas de maison, pas de travail, il est seul et boit pour oublier, pour tout oublier.
Les pompiers ont finis par arriver au bout de 35 minutes ! Si, si j’avais ma montre. Pour un hérisson il semble qu’ils ne sont pas très pressés. Après tout ce n’est qu’un hérisson, ils en meurent tous les jours.
Marcel a 45 ans, il vit dans la rue depuis cinq ans maintenant. Sous la crasse, on peut observer un mec sympathique aux yeux bleus et cheveux frisés. Marcel est parti avec les pompiers et il ne mourra pas, enfin pas aujourd’hui. Marcel est SDF, pauvre et allergique à la vie.
En rentrant, j’ai pensé au maire de Levallois, le très agréable Patrick Balkany. J’aimerai bien organiser un dîner avec lui et Marcel. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais en 2005, Patrick a expliqué que les pauvres n’existaient pas. Tout chic dans son costume, fraîchement maquillé il nous a dit que les pauvres étaient riches. Car ils gagnent moins d’argents, mais payent moins cher leur loyer CQFD. Les SDF (Marcel) ont décidés de l’être et c’est de leur faute ! je vous joint cette mémorable explication.
Si vous tombez sur un hérisson, n’hésitez pas à l’envoyer dîner chez Patrick. Lui ça le dérange pas, il les considère comme des fantômes…
Moi ça me gène un homme qui devient hérisson, autant qu’un con qui devient maire.
Thomas Vezin
mercredi 23 septembre 2009
LOVER BOY
Sous les conseils avisés et facebookiens d’une amie, j’ai regardé hier le clip de Billy Océan « Lover boy ». Quel bonheur de retrouver ce son typique de 1984. C’est quand même merveilleux ce qu’on pouvait faire avec un bon DX7 ou autres synthétiseurs. Des sons un peu planétaires, une ligne de basse et des rythmiques affligeantes de simplicités et de mauvais goût, un retour guitare électrique à la Bonnie Tyler, des cœurs digne de la B.O de Dirty Dancing et enfin des solos instrumentales qui n’ont ni queue ni tête. Bref un vrai bonheur du top 50. Là-dessus vous mettez la voix de Billy Océan et c’est le tube.
Oui en principe, mais les années 80 sont les années clips ! Il fallait toujours un clip, depuis que Michael avait sorti thriller, il n’y avait plus le choix. « Si t’as pas de clip t’es mort » disait souvent les plus grands producteurs. Alors Billy c’est fait faire un clip pour Lover boy…
Vous l’avez déjà vu le clip ? Je m’en suis toujours pas remis personnellement. J’ai pas dormi de la nuit. Mais c’est quoi le message ? Billy qui t’a refourgué ce clip ? Tu te drogues Billy ? Pourquoi tu faits ça, tu nous en veux ? Je me suis posé des questions toute la nuit, en plus je ne sais pas du tout ce qu’il est devenu Billy depuis 1984. J’ai commencé à m’inquiéter il s’est peut être pendu après avoir vu son clip. Bref il fallait que j’en aie le cœur net (encore une expression à la con que j’adore), que pouvait bien vouloir dire ce clip !
Deux heures du mat j’ai des frissons je mets un peignoir et je monte le son, pour réécouter Lover Boy.
Première tache à ma mission : traduire le texte. Il est assez court et grâce à mon excellent niveau d’anglais je n’ai mis qu’une heure et demie.
Deuxième tache : coller le texte aux images pour déchiffrer le message. L’exercice est difficile, un peu de méthode : je vous mets le texte en bleu et vous décrit l’image en même temps :
Au début intro musicale super planante : On voit des images du cosmos avec Billy en surimpression, l’effet est fabuleux. Parait un chevalier solitaire au galop sur une plage
Je ne sais pas ce que tu as mais ça me rend fous, je te veux si fort. Chérie je te veux près de moi pour te murmure des choses douce et tendre dans ton oreille : Le chevalier descend du cheval (un peu court sur pattes), en faite c’est une espèce d’extraterrestre ou de monstre. On est peut être dans un monde futuriste. La chose (nous l’appellerons ainsi) pénètre dans une grotte ou se trouve un bistro au fond. L’endroit semble réputé, il y a pleins de mondes, enfin d’autres choses : des bêtes, des écrans de télé avec des jambes : un peu comme dans star war, la scène dans le bar. On est proche de la plagia en raté. Jusqu’à là le texte pourtant de qualité s’accorde peu avec l’image.
Je ne peux pas supporter l'idée de toi avec quelqu'un d'autre. Je veux ton amour je veux tout pour moi tout seul. Je dis yeah yeah yeah yeah. Là notre héros chose traine un peu dans le bar, il semble chercher quelqu’un où quelque chose. Nous pouvons remarquer qu’il est très vilain. L’ambiance alentour est pitoyable.
Je suis allé trop loin il est difficile d'arrêter. Bébé, tu es mon rêve en mouvement et je n'abandonnerai pas. Tu me taquines avec ton feu. Mon doigt sur la gâchette. Tu es celle que je désire. Notre chose semble avoir repéré une créature femelle aux cheveux rose parfaitement à son gout. La dit femelle est assez vulgaire et pourrait être une prostituée martienne. Ce qui explique peut être le coté trivial que prend le texte.
Car j'ai ce sentiment avec personne d'autre. J’aurais ta tendresse pour moi tout seul. Je dis yeah yeah yeah yeah. Regards furtif entre la chose et la pute dans le bar où désormais la clientèle danse avec entrain.
Je veux être ton amoureux amoureux. Je veux être ton amoureux amoureux amoureux garçon. Amoureux amoureux, yeah. Je veux être ton amoureux amoureux amoureux garçon. De nouveau le refrain, de nouveau Billy hypermotivé dans des effets pyramides et cosmiques mélangés, impressionnants. S’en suit une longue pause musicale ou le coté tragique du scénario ressort. En effet notre héros n’en peut plus et ce dirige vers la femelle rose. Il sort un flingue de l’espace et descend une sorte d’étron avec une bouche qui tenait compagnie à la dite prostituée.
Et je te veux vraiment, mais la chose est qu'il n'y a rien que je peux dire, pour t’arrêter de courir ma chérie. Je veux que tu restes estes estes yeh. Le rythme accélère retour sur Billy et les effets.
Je veux être ton amour. Je veux être ton amour. Je veux être ton amour. Je veux ton amour. Être ton amour. Et je ne peux plus le supporter…Bref l’auteur n’a plus d’idées et Billy va beaucoup ce répéter. Là la réalisation est audacieuse et l’on passe de nos monstres à Billy de manière anarchique, c’est tout fou. Le héros moche emmène la pute hors du bar. A la sortie de la grotte trois choristes en burka sont à genou sur le sable et lèvent les bras au ciel en chantant. Personne ne sait pourquoi et d’ailleurs notre héros s’en fout complètement et se casse avec la meuf sur le cheval.
Voila c’est un peu long, mais ça en valait la peine, non ? Quoiqu’il en soit Avez-vous compris ? Non ? Et bien vous êtes vraiment des empotés : le message de Billy est magnifique. Même si tu es un monstre, même si tu es différent, même si tu es d’une autre planète. Tu as le droit de vouloir te taper la première pouffe qui traine dans un bar. L’amour est possible pour tout le monde, l’amour est universel. J’en ai les larmes aux yeux. Avoir transmit un message pareil, avec la symbolique des extraterrestres et un texte d’une simplicité parfaite, relève du génie. Billy Océan vous êtes un artiste d’exception, sachez-le ! Je reste un inconditionnel, comme vous je dis aimez vous les uns les autres…
Thomas Vezin
Oui en principe, mais les années 80 sont les années clips ! Il fallait toujours un clip, depuis que Michael avait sorti thriller, il n’y avait plus le choix. « Si t’as pas de clip t’es mort » disait souvent les plus grands producteurs. Alors Billy c’est fait faire un clip pour Lover boy…
Vous l’avez déjà vu le clip ? Je m’en suis toujours pas remis personnellement. J’ai pas dormi de la nuit. Mais c’est quoi le message ? Billy qui t’a refourgué ce clip ? Tu te drogues Billy ? Pourquoi tu faits ça, tu nous en veux ? Je me suis posé des questions toute la nuit, en plus je ne sais pas du tout ce qu’il est devenu Billy depuis 1984. J’ai commencé à m’inquiéter il s’est peut être pendu après avoir vu son clip. Bref il fallait que j’en aie le cœur net (encore une expression à la con que j’adore), que pouvait bien vouloir dire ce clip !
Deux heures du mat j’ai des frissons je mets un peignoir et je monte le son, pour réécouter Lover Boy.
Première tache à ma mission : traduire le texte. Il est assez court et grâce à mon excellent niveau d’anglais je n’ai mis qu’une heure et demie.
Deuxième tache : coller le texte aux images pour déchiffrer le message. L’exercice est difficile, un peu de méthode : je vous mets le texte en bleu et vous décrit l’image en même temps :
Au début intro musicale super planante : On voit des images du cosmos avec Billy en surimpression, l’effet est fabuleux. Parait un chevalier solitaire au galop sur une plage
Je ne sais pas ce que tu as mais ça me rend fous, je te veux si fort. Chérie je te veux près de moi pour te murmure des choses douce et tendre dans ton oreille : Le chevalier descend du cheval (un peu court sur pattes), en faite c’est une espèce d’extraterrestre ou de monstre. On est peut être dans un monde futuriste. La chose (nous l’appellerons ainsi) pénètre dans une grotte ou se trouve un bistro au fond. L’endroit semble réputé, il y a pleins de mondes, enfin d’autres choses : des bêtes, des écrans de télé avec des jambes : un peu comme dans star war, la scène dans le bar. On est proche de la plagia en raté. Jusqu’à là le texte pourtant de qualité s’accorde peu avec l’image.
Je ne peux pas supporter l'idée de toi avec quelqu'un d'autre. Je veux ton amour je veux tout pour moi tout seul. Je dis yeah yeah yeah yeah. Là notre héros chose traine un peu dans le bar, il semble chercher quelqu’un où quelque chose. Nous pouvons remarquer qu’il est très vilain. L’ambiance alentour est pitoyable.
Je veux être ton amoureux amoureux. Je veux être ton amoureux amoureux amoureux garçon.
Amoureux amoureux. Je veux être ton amoureux amoureux amoureux garçon. C’est le refrain : notez au passage la richesse du texte. A cet instant il y a rupture, un effet spécial du meilleur gout nous fait apparaitre Billy chantant dans une sorte de pyramide égyptienne volante. On le sent impliqué dans la réalisation léché du clip.Je suis allé trop loin il est difficile d'arrêter. Bébé, tu es mon rêve en mouvement et je n'abandonnerai pas. Tu me taquines avec ton feu. Mon doigt sur la gâchette. Tu es celle que je désire. Notre chose semble avoir repéré une créature femelle aux cheveux rose parfaitement à son gout. La dit femelle est assez vulgaire et pourrait être une prostituée martienne. Ce qui explique peut être le coté trivial que prend le texte.
Car j'ai ce sentiment avec personne d'autre. J’aurais ta tendresse pour moi tout seul. Je dis yeah yeah yeah yeah. Regards furtif entre la chose et la pute dans le bar où désormais la clientèle danse avec entrain.
Je veux être ton amoureux amoureux. Je veux être ton amoureux amoureux amoureux garçon. Amoureux amoureux, yeah. Je veux être ton amoureux amoureux amoureux garçon. De nouveau le refrain, de nouveau Billy hypermotivé dans des effets pyramides et cosmiques mélangés, impressionnants. S’en suit une longue pause musicale ou le coté tragique du scénario ressort. En effet notre héros n’en peut plus et ce dirige vers la femelle rose. Il sort un flingue de l’espace et descend une sorte d’étron avec une bouche qui tenait compagnie à la dite prostituée.
Et je te veux vraiment, mais la chose est qu'il n'y a rien que je peux dire, pour t’arrêter de courir ma chérie. Je veux que tu restes estes estes yeh. Le rythme accélère retour sur Billy et les effets.
Je veux être ton amour. Je veux être ton amour. Je veux être ton amour. Je veux ton amour. Être ton amour. Et je ne peux plus le supporter…Bref l’auteur n’a plus d’idées et Billy va beaucoup ce répéter. Là la réalisation est audacieuse et l’on passe de nos monstres à Billy de manière anarchique, c’est tout fou. Le héros moche emmène la pute hors du bar. A la sortie de la grotte trois choristes en burka sont à genou sur le sable et lèvent les bras au ciel en chantant. Personne ne sait pourquoi et d’ailleurs notre héros s’en fout complètement et se casse avec la meuf sur le cheval.
Voila c’est un peu long, mais ça en valait la peine, non ? Quoiqu’il en soit Avez-vous compris ? Non ? Et bien vous êtes vraiment des empotés : le message de Billy est magnifique. Même si tu es un monstre, même si tu es différent, même si tu es d’une autre planète. Tu as le droit de vouloir te taper la première pouffe qui traine dans un bar. L’amour est possible pour tout le monde, l’amour est universel. J’en ai les larmes aux yeux. Avoir transmit un message pareil, avec la symbolique des extraterrestres et un texte d’une simplicité parfaite, relève du génie. Billy Océan vous êtes un artiste d’exception, sachez-le ! Je reste un inconditionnel, comme vous je dis aimez vous les uns les autres…
Thomas Vezin
jeudi 17 septembre 2009
MENSONGES !
Jusqu’à maintenant je suis toujours resté réserver autour de la théorie du grand complot : les grands de ce monde ne diraient pas la vérité et cacheraient des données fondamentales au peuple que nous sommes. On a eu comme ça des doutes sur les soucoupes volantes et l’existence des extraterrestres. N’est-ce que vision d’ivrognes noctambules, ou réalités effrayantes bien cachées par la NSA. Les responsables du 11 septembre, là encore un vrai doute : de grands cerveaux s’interrogent : Bigard, Cotillard par exemple. Et encore : les risques liés aux OGM, la disparition des abeilles ou encore la fortune d’Enrico Macias !
Jusqu’ici…Mais dernièrement je dois reconnaître que tout s’accélère, et je suis proche d’adhérer à cette théorie.
Car enfin lisez-vous les journaux ? Si tel est le cas, vous devez convenir qu’on nous raconte n’importe quoi ! Tenez cet été nous avons eu droit à l’attaque des frelons asiatiques ! Ce vespidé reconnaissable à ses yeux bridés et ses membres jaunes (on croit rêver…) comme tous bons asiatiques qui se respectent, seraient la cause de la disparition de guêpes et abeilles françaises et d’attaques brutales contre des touristes quelconques. On nous refait le coup du péril jaune ! Indochine nous voilà ! C’est vraiment n’importe quoi, il y a sûrement quelque chose derrière cette absurdité.
Attendez c’est pas fini : à peine revenu à notre dur labeur, on nous annonce la mort quasi simultané de Sim, Patrick Swayze, et Filip 2be3. Comme si le sort s’acharnait sur des personnes de peu de talent avec des noms ridicules. Mais c’est impossible, ça tiens pas la route ! La grippe, oui la fameuse grippe en est la seule cause c’est certain. Roselyne nous ment ! Qui protège t’elle ? Posez vous la question : le continent américain n’essaye t’il pas d’éliminer la vieille Europe par une arme virale ? La Fayette nous voilà ! C’est du délire je vous dit.
J’ai toujours pas fini : La taxe carbone ? C’est pas bizarre la taxe carbone ? Des années maintenant qu’on vous file 1000€ si vous achetez une voiture. Et là Pouf on vous taxe parce que vous avez acheté une voiture ? Hé ! Ca fait un peu dodeliner la tête quand même, non ? Taxe carbone elle a bon dos, on taxe même pas les crayons à papier…Hulot nous voilà !
J’ai mieux, pour vous dire jusqu’où on va : Hier Brice Hortefeux annonçait « un combat sans merci contre les trafics ». Là c’est franchement drôle. Il est ministre de l’intérieur, bordel ! Il ne va pas dire qu’il est pour le banditisme. Alors pourquoi cette déclaration absurde ? Là encore il y a quelque chose derrière tout ça. Auvergne nous voilà !
Pour finir, aujourd’hui Martine Aubry assène « il faut être un homme pour ne penser qu’à la présidentielle »…..Le coup de théâtre !! Sans gants, rien, elle y va la Martine. D’après Aubry, Ségolène est un homme ?!?! Certains la disaient jolie femme, et ben non c’est un barbu, un couillu assoiffé de pouvoir. Bois de Boulogne nous voilà !
Le grand complot, finalement c’est pas si con, sinon pourquoi tous ces mensonges ? Je trouve même que c’est rassurant le complot, comme ça il y a une raison. Parce que sinon on est perdu, terminé la belle vie avec une bande de taré pareil.
Vraiment je suis sur c’est un grand complot, ou alors j’ai bien une autre idée mais j’aimerai votre avis : Surprise sur prise l’émission, ils étaient hyper fort franchement, non ? Si ça se trouve…
Thomas Vezin
Jusqu’ici…Mais dernièrement je dois reconnaître que tout s’accélère, et je suis proche d’adhérer à cette théorie.
Car enfin lisez-vous les journaux ? Si tel est le cas, vous devez convenir qu’on nous raconte n’importe quoi ! Tenez cet été nous avons eu droit à l’attaque des frelons asiatiques ! Ce vespidé reconnaissable à ses yeux bridés et ses membres jaunes (on croit rêver…) comme tous bons asiatiques qui se respectent, seraient la cause de la disparition de guêpes et abeilles françaises et d’attaques brutales contre des touristes quelconques. On nous refait le coup du péril jaune ! Indochine nous voilà ! C’est vraiment n’importe quoi, il y a sûrement quelque chose derrière cette absurdité.
Attendez c’est pas fini : à peine revenu à notre dur labeur, on nous annonce la mort quasi simultané de Sim, Patrick Swayze, et Filip 2be3. Comme si le sort s’acharnait sur des personnes de peu de talent avec des noms ridicules. Mais c’est impossible, ça tiens pas la route ! La grippe, oui la fameuse grippe en est la seule cause c’est certain. Roselyne nous ment ! Qui protège t’elle ? Posez vous la question : le continent américain n’essaye t’il pas d’éliminer la vieille Europe par une arme virale ? La Fayette nous voilà ! C’est du délire je vous dit.
J’ai toujours pas fini : La taxe carbone ? C’est pas bizarre la taxe carbone ? Des années maintenant qu’on vous file 1000€ si vous achetez une voiture. Et là Pouf on vous taxe parce que vous avez acheté une voiture ? Hé ! Ca fait un peu dodeliner la tête quand même, non ? Taxe carbone elle a bon dos, on taxe même pas les crayons à papier…Hulot nous voilà !
J’ai mieux, pour vous dire jusqu’où on va : Hier Brice Hortefeux annonçait « un combat sans merci contre les trafics ». Là c’est franchement drôle. Il est ministre de l’intérieur, bordel ! Il ne va pas dire qu’il est pour le banditisme. Alors pourquoi cette déclaration absurde ? Là encore il y a quelque chose derrière tout ça. Auvergne nous voilà !
Pour finir, aujourd’hui Martine Aubry assène « il faut être un homme pour ne penser qu’à la présidentielle »…..Le coup de théâtre !! Sans gants, rien, elle y va la Martine. D’après Aubry, Ségolène est un homme ?!?! Certains la disaient jolie femme, et ben non c’est un barbu, un couillu assoiffé de pouvoir. Bois de Boulogne nous voilà !
Le grand complot, finalement c’est pas si con, sinon pourquoi tous ces mensonges ? Je trouve même que c’est rassurant le complot, comme ça il y a une raison. Parce que sinon on est perdu, terminé la belle vie avec une bande de taré pareil.
Vraiment je suis sur c’est un grand complot, ou alors j’ai bien une autre idée mais j’aimerai votre avis : Surprise sur prise l’émission, ils étaient hyper fort franchement, non ? Si ça se trouve…
Thomas Vezin
jeudi 10 septembre 2009
VACANCIER
J’ai mis un peu de temps à reprendre la plume. J’écris avec une plume pour de vrai comme Francis Lalanne. Mais j’attendais un bon créneau. Hier je ne pouvais pas, on était le 9/9/9. A l’envers ça donne 666 : le chiffre du diable ! Ça donne froid dans le dos quand on y pense. Imaginez, tous les demeurés qui ont peur des chats noirs et qui croient en Dieu, y auraient vu un signe. Mais je ne m’attarderais pas sur le sujet, je déteste les maths, ça me rappelle une enseignante qui avait une haleine de fosse septique. Et puis il y a des sujets bien plus graves !
Demain nous serons le 11/09, parce qu’aujourd’hui on est le 10. Alors évidement par respect envers tous les cascadeurs, aviateurs et parachutistes du monde entier je ne pourrais pas écrire non plus ; de toute façon il n’y aura qu’un sujet demain.
Non, décidément, il y a des sujets bien plus intéressants. Et il n’y en a qu’un qui m’intéresse : l’été se termine et mes vacances sont finis.
Ah doux et heureux moments, paisibles instants et chaleureuses rigolades que vous êtes loin, vacance aimée ! C’est vrai que c’est vachement bien les vacances quand même. Je vous explique : en vacance il fait beau, comme on a du temps on traîne au soleil et on bronze. Alors tout le monde est beau, le teint brillant, l’œil reposé et l’haleine fraîche. Les vacances c’est bien parce qu’on est tous beaux.
De plus en vacances on redécouvre des petites choses de moins d’un mètre cinquante, enrhumé et difficile à réveiller le matin. Les enfants sont joyeux en vacances, dignes héritiers de leur parent, ils aiment ne rien foutre. Les vacances c’est bien parce qu’on a du temps pour ses enfants.
Pour certain, les vacances sont aussi l’occasion de rejoindre des amis. Pour ma part, j’ai l’avantage d’avoir des amis comme il faut. Ainsi donc, nous rions, buvons des vins de qualités et nous nous épanouissons de multiples petites choses qui font que les amis sont les amis. Oui les vacances c’est bien parce qu’on voit longtemps les amis.
Enfin les vacances c’est bien parce qu’on a le temps, et le temps c’est de l’argent, alors en vacances on est milliardaire de la vie.
Bref en un mot comme en cent (j’aime bien les expressions à la con) les vacances c’est mieux. Voila pourquoi, dans cette période agité, où nous nous noyons sous les mauvaises nouvelles, j’ai trouvé (c’est déjà ça) une solution contre le chômage !
Je propose, et j’accepte d’être le premier pour l’exemple, un nouveau métier, parfaitement révolutionnaire, qui va créer de la richesse : VACANCIER ! Non, sans rire. On vous paye quatre mille euros par mois (je sais c’est important mais il faut des compétences) et vous les dépensez en restos, hôtels, voyages, loisirs en tous genres. Ainsi la consommation grimpe en flèche, on crée des emplois dans le tertiaire (j’ai jamais compris qui était « tertiaire », mais il faut placer le mot en économie, c’est classe !). Bref la crise s’arrête comme un RER, les gens sont heureux, la vie est belle et tout le monde se fout de la grippe, puisqu’on est pas malade en vacances.
Allez vite poser votre candidature sur www.ministeredesvacances.gouv.fr
thomas vezin
Demain nous serons le 11/09, parce qu’aujourd’hui on est le 10. Alors évidement par respect envers tous les cascadeurs, aviateurs et parachutistes du monde entier je ne pourrais pas écrire non plus ; de toute façon il n’y aura qu’un sujet demain.
Non, décidément, il y a des sujets bien plus intéressants. Et il n’y en a qu’un qui m’intéresse : l’été se termine et mes vacances sont finis.
Ah doux et heureux moments, paisibles instants et chaleureuses rigolades que vous êtes loin, vacance aimée ! C’est vrai que c’est vachement bien les vacances quand même. Je vous explique : en vacance il fait beau, comme on a du temps on traîne au soleil et on bronze. Alors tout le monde est beau, le teint brillant, l’œil reposé et l’haleine fraîche. Les vacances c’est bien parce qu’on est tous beaux.
De plus en vacances on redécouvre des petites choses de moins d’un mètre cinquante, enrhumé et difficile à réveiller le matin. Les enfants sont joyeux en vacances, dignes héritiers de leur parent, ils aiment ne rien foutre. Les vacances c’est bien parce qu’on a du temps pour ses enfants.
Pour certain, les vacances sont aussi l’occasion de rejoindre des amis. Pour ma part, j’ai l’avantage d’avoir des amis comme il faut. Ainsi donc, nous rions, buvons des vins de qualités et nous nous épanouissons de multiples petites choses qui font que les amis sont les amis. Oui les vacances c’est bien parce qu’on voit longtemps les amis.
Enfin les vacances c’est bien parce qu’on a le temps, et le temps c’est de l’argent, alors en vacances on est milliardaire de la vie.
Bref en un mot comme en cent (j’aime bien les expressions à la con) les vacances c’est mieux. Voila pourquoi, dans cette période agité, où nous nous noyons sous les mauvaises nouvelles, j’ai trouvé (c’est déjà ça) une solution contre le chômage !
Je propose, et j’accepte d’être le premier pour l’exemple, un nouveau métier, parfaitement révolutionnaire, qui va créer de la richesse : VACANCIER ! Non, sans rire. On vous paye quatre mille euros par mois (je sais c’est important mais il faut des compétences) et vous les dépensez en restos, hôtels, voyages, loisirs en tous genres. Ainsi la consommation grimpe en flèche, on crée des emplois dans le tertiaire (j’ai jamais compris qui était « tertiaire », mais il faut placer le mot en économie, c’est classe !). Bref la crise s’arrête comme un RER, les gens sont heureux, la vie est belle et tout le monde se fout de la grippe, puisqu’on est pas malade en vacances.
Allez vite poser votre candidature sur www.ministeredesvacances.gouv.fr
thomas vezin
vendredi 26 juin 2009
J DAY
Il y a des limites à ne pas dépasser !
Ce matin, je suis arrivé au bureau avec un quart d’heure de retard. Un petit quart d’heure de rien du tout, dans une journée que je croyais grise en me levant, mais qui finalement restera d’un bleu éclatant pour moi.
Et vous savez pourquoi ?
Eh bien, j’ai pris la courageuse décision, en hommage à La Légende, de rejoindre mon bureau depuis ma place de parking en Moon Walk : 590 mètres en Moon Walk. Evidement j’ai pris un peu de retard. D’abord parce que je ne maîtrise pas le Moon Walk, ensuite parce que en arrière on se cogne dans tout et enfin car, à mon corps défendant, je ne suis pas habitué aux mocassins cirés. Bref j’arrive au bureau, et mon patient impatient s’énerve de mon retard. Je lui explique, il ne comprend pas, je lui explicite alors, et lui transmet même une traduction approximative (vous me connaissez) en anglais. Vous savez ce qu’il me répond ? « Je m’en fous ! » Je décide donc avec calme de lui casser le bras gauche (il est gaucher) après lui avoir fait sa note.
Oui il y a des limites à ne pas dépasser, on ne déconne pas avec la religion, bordel !
Aujourd’hui j’ai mis un pantalon trop court, des chaussettes blanches et des jolis mocassins de communion. Aujourd’hui je ferais faire à tous mes patients, pour des raisons rééducative, le Moon Walk. Aujourd’hui je chantonne « i want rock with you », et je me prends pour un mort vivant.
Bambi entre dans l’olympe, rejoindre Otis, Marvin, Bird, Nina et tous les autres. Aujourd’hui il fait hyper beau : Maître Jackson est devenu un immortel. Réjouissez vous les amis, écoutez, dansez fêtez la dernière montée en grâce de l’empereur de la pop !
Thomas Vezin
Ce matin, je suis arrivé au bureau avec un quart d’heure de retard. Un petit quart d’heure de rien du tout, dans une journée que je croyais grise en me levant, mais qui finalement restera d’un bleu éclatant pour moi.
Et vous savez pourquoi ?
Eh bien, j’ai pris la courageuse décision, en hommage à La Légende, de rejoindre mon bureau depuis ma place de parking en Moon Walk : 590 mètres en Moon Walk. Evidement j’ai pris un peu de retard. D’abord parce que je ne maîtrise pas le Moon Walk, ensuite parce que en arrière on se cogne dans tout et enfin car, à mon corps défendant, je ne suis pas habitué aux mocassins cirés. Bref j’arrive au bureau, et mon patient impatient s’énerve de mon retard. Je lui explique, il ne comprend pas, je lui explicite alors, et lui transmet même une traduction approximative (vous me connaissez) en anglais. Vous savez ce qu’il me répond ? « Je m’en fous ! » Je décide donc avec calme de lui casser le bras gauche (il est gaucher) après lui avoir fait sa note.
Oui il y a des limites à ne pas dépasser, on ne déconne pas avec la religion, bordel !
Aujourd’hui j’ai mis un pantalon trop court, des chaussettes blanches et des jolis mocassins de communion. Aujourd’hui je ferais faire à tous mes patients, pour des raisons rééducative, le Moon Walk. Aujourd’hui je chantonne « i want rock with you », et je me prends pour un mort vivant.
Bambi entre dans l’olympe, rejoindre Otis, Marvin, Bird, Nina et tous les autres. Aujourd’hui il fait hyper beau : Maître Jackson est devenu un immortel. Réjouissez vous les amis, écoutez, dansez fêtez la dernière montée en grâce de l’empereur de la pop !
Thomas Vezin
vendredi 5 juin 2009
TARTAGUEULE A LA RECRE
Hier soir, une fois n’est pas coutume, j’ai regardé le grand débat télévisé, en vue des élections européennes.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant ri devant un spectacle!
La mise en scène au départ un peu austère, m’a fait craindre dans un premier temps, un ennui annoncé. C’était sans compter sur le talent de la troupe de comédiens particulièrement en forme, et sur le sujet de la pièce digne de Molière : Que serait la politique européenne si elle était dirigée par des enfants?
Le thème est audacieux, et le résultat savoureux. Le plateau de l’émission ressemble à une salle de classe, les invités, disposés à leur table de travail, doivent répondre à Arlette Chabot qui joue magnifiquement la maîtresse d’école vieille fille et revêche. Le problème est que nous sommes face à des adultes! Ce sont donc des adultes attardés, ou d’éternels enfants, je m’y perds un peu je dois l’avouer, mais ça marche, comme je l’ai dit, ils jouent bien.
Ils sont vraiment rigolos. Il y avait le grand dadet de bonne famille, assis vers le fond à gauche. J’ai nommé l’exceptionnel De Villiers. Celui là, le jour où on lui donnera le rôle d’Averell Dalton dans un bon western, il fera un malheur. C’est un effet comique à lui tout seul, il bafouille, s’énerve sans vraie raison (ce qui fait un peu peur), et sort régulièrement des papiers en criant «j’ai des preuves!». Sa meilleure d’hier, répondant à Arlette Chabot qui lui demande de se calmer : «c’est pas moi qui ait commencé».
Il y avait aussi l’insolent, qui ne connaît pas sa leçon, mais qui veut se faire remarquer quand même : Cohn-Bendit. Il a vachement vieilli d’ailleurs pour un étudiant. Et bien justement, il n’est plus étudiant, il est écologiste européen! C'est-à-dire qu’il parle pissenlit dans toutes les langues. Plus sérieusement, il était là pour faire «jeune», il tutoie ses copains, parle comme l’homme de la rue, et se tient vautré sur sa chaise comme un ado. Bref, c’est un peu le cancre récréatif de la pièce qui n’y connaît rien, comme les autres, mais le reconnait plus facilement. Parfait dans son rôle d’éternel étudiant. Ensuite il y avait Monsieur Propre, mon ami Besancenot. Il m’inquiète un peu Olivier en ce moment. Il n’a pas beaucoup parlé, et surtout il a passé son temps à dire qu’il fallait balayer devant sa porte!? Il a un TOC (trouble obsessionnel compulsif) ou quoi? Pourquoi il veut toujours passer le balai ? Sur le chômage, le balai, les droits de l’homme le balai, l’Europe le balai. Vraiment bizarre comme attitude, il faut aller voir un spécialiste je pense.
Il y avait aussi les deux fayots du premier rang, Bertrand et Bayrou. Comme toujours avec les bons élèves, ils avaient un rôle ingrat. Xavier d’abord, toujours aussi adipeux il a des bonnes notes en tout sauf en gym. Il ne laisse personne copier sur son cahier, fait des sourires à la maîtresse, mais se retrouve vite isolé de ses camarades. Triste sire, seul et mal-aimé, il était marqué dans ses gênes qu’il serait fonctionnaire. François lui est plus amusant, c’est l’élève médiocre par excellence, il fait comme Xavier mais les notes ne suivent pas. Ce petit a de vrais problèmes de compréhension, on se demande parfois s’il n’est pas simplet. Alors pour justifier ses notes malgré ses efforts, il s’enfonce dans le grand complot. La classe entière lui veut du mal, tout le monde veut sa peau, les instituts de sondage, les politiques, les journalistes et même la maîtresse Chabot. Il en devient agressif. Mais la lumière est bien sur lui, il occupe l’espace et joue bien son rôle.
Vient ensuite Melenchon, dans un souci de réalité le metteur en scène, a crée pour Melenchon un rôle difficile. Dans toutes les classes, il y a celui dont on ne se rappelle plus, sur la photo on se dit «c’était qui lui déjà?». Et bien c’est Melenchon. Melenchon ne dit rien d’intéressant, il est là sans être présent, c’est un faire valoir pour les autres comédiens. Comme tout ce type d’acteur il fera une carrière longue et ennuyeuse dont personne ne se souviendra.
Martine quant à elle avait un des deux rôles féminins, je dois reconnaître que je n’ai pas compris le sien. Elle a le trac Martine avant un spectacle, et pour compenser elle boit un verre pour se donner du courage, hier elle avait semble-t-il beaucoup le trac. Ses yeux franchement bouffis ne se sont pas souvent ouvert et non jamais brillé.
Enfin et pour finir Mme Lepen, dans le rôle de la fille hystérique que certains se taperaient bien. Elle fait illusion, tient son rôle et connaît son texte. Elle a en plus ce coté chien fou, qui a tout moment quitte le texte et part en improvisation. Allant même jusqu'à décoller en fin de spectacle contre la maîtresse supposée achetée par le grand patron, du Faydeau!
Chabot en maîtresse, droite et sévère donnant des notes personnelles, puis une note générale en fin d’émission, était particulièrement antipathique et réussie.
La pièce est donc d’après moi, un vrai chef d’œuvre. On rit, on se passionne, le temps s’écoule rapidement. Il y a du sexe, des traîtrises, des coups bas et des bas fonds.
La classe politique en classe d’école, et l’Homme politique en petit crétin sont deux idées de génie, vivement dimanche pour l’acte II.
Mais attention, ceci n’est qu’un spectacle, rassurez-vous. Il n’est pas nécessaire d’aller voter pour ces saltimbanques dimanche. Les élections européennes n’existent pas pour de vrai, c’est comme le pain et les jeux ça occupe la populace.
Thomas vezin
Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant ri devant un spectacle!
La mise en scène au départ un peu austère, m’a fait craindre dans un premier temps, un ennui annoncé. C’était sans compter sur le talent de la troupe de comédiens particulièrement en forme, et sur le sujet de la pièce digne de Molière : Que serait la politique européenne si elle était dirigée par des enfants?
Le thème est audacieux, et le résultat savoureux. Le plateau de l’émission ressemble à une salle de classe, les invités, disposés à leur table de travail, doivent répondre à Arlette Chabot qui joue magnifiquement la maîtresse d’école vieille fille et revêche. Le problème est que nous sommes face à des adultes! Ce sont donc des adultes attardés, ou d’éternels enfants, je m’y perds un peu je dois l’avouer, mais ça marche, comme je l’ai dit, ils jouent bien.
Ils sont vraiment rigolos. Il y avait le grand dadet de bonne famille, assis vers le fond à gauche. J’ai nommé l’exceptionnel De Villiers. Celui là, le jour où on lui donnera le rôle d’Averell Dalton dans un bon western, il fera un malheur. C’est un effet comique à lui tout seul, il bafouille, s’énerve sans vraie raison (ce qui fait un peu peur), et sort régulièrement des papiers en criant «j’ai des preuves!». Sa meilleure d’hier, répondant à Arlette Chabot qui lui demande de se calmer : «c’est pas moi qui ait commencé».
Il y avait aussi l’insolent, qui ne connaît pas sa leçon, mais qui veut se faire remarquer quand même : Cohn-Bendit. Il a vachement vieilli d’ailleurs pour un étudiant. Et bien justement, il n’est plus étudiant, il est écologiste européen! C'est-à-dire qu’il parle pissenlit dans toutes les langues. Plus sérieusement, il était là pour faire «jeune», il tutoie ses copains, parle comme l’homme de la rue, et se tient vautré sur sa chaise comme un ado. Bref, c’est un peu le cancre récréatif de la pièce qui n’y connaît rien, comme les autres, mais le reconnait plus facilement. Parfait dans son rôle d’éternel étudiant. Ensuite il y avait Monsieur Propre, mon ami Besancenot. Il m’inquiète un peu Olivier en ce moment. Il n’a pas beaucoup parlé, et surtout il a passé son temps à dire qu’il fallait balayer devant sa porte!? Il a un TOC (trouble obsessionnel compulsif) ou quoi? Pourquoi il veut toujours passer le balai ? Sur le chômage, le balai, les droits de l’homme le balai, l’Europe le balai. Vraiment bizarre comme attitude, il faut aller voir un spécialiste je pense.
Il y avait aussi les deux fayots du premier rang, Bertrand et Bayrou. Comme toujours avec les bons élèves, ils avaient un rôle ingrat. Xavier d’abord, toujours aussi adipeux il a des bonnes notes en tout sauf en gym. Il ne laisse personne copier sur son cahier, fait des sourires à la maîtresse, mais se retrouve vite isolé de ses camarades. Triste sire, seul et mal-aimé, il était marqué dans ses gênes qu’il serait fonctionnaire. François lui est plus amusant, c’est l’élève médiocre par excellence, il fait comme Xavier mais les notes ne suivent pas. Ce petit a de vrais problèmes de compréhension, on se demande parfois s’il n’est pas simplet. Alors pour justifier ses notes malgré ses efforts, il s’enfonce dans le grand complot. La classe entière lui veut du mal, tout le monde veut sa peau, les instituts de sondage, les politiques, les journalistes et même la maîtresse Chabot. Il en devient agressif. Mais la lumière est bien sur lui, il occupe l’espace et joue bien son rôle.
Vient ensuite Melenchon, dans un souci de réalité le metteur en scène, a crée pour Melenchon un rôle difficile. Dans toutes les classes, il y a celui dont on ne se rappelle plus, sur la photo on se dit «c’était qui lui déjà?». Et bien c’est Melenchon. Melenchon ne dit rien d’intéressant, il est là sans être présent, c’est un faire valoir pour les autres comédiens. Comme tout ce type d’acteur il fera une carrière longue et ennuyeuse dont personne ne se souviendra.
Martine quant à elle avait un des deux rôles féminins, je dois reconnaître que je n’ai pas compris le sien. Elle a le trac Martine avant un spectacle, et pour compenser elle boit un verre pour se donner du courage, hier elle avait semble-t-il beaucoup le trac. Ses yeux franchement bouffis ne se sont pas souvent ouvert et non jamais brillé.
Enfin et pour finir Mme Lepen, dans le rôle de la fille hystérique que certains se taperaient bien. Elle fait illusion, tient son rôle et connaît son texte. Elle a en plus ce coté chien fou, qui a tout moment quitte le texte et part en improvisation. Allant même jusqu'à décoller en fin de spectacle contre la maîtresse supposée achetée par le grand patron, du Faydeau!
Chabot en maîtresse, droite et sévère donnant des notes personnelles, puis une note générale en fin d’émission, était particulièrement antipathique et réussie.
La pièce est donc d’après moi, un vrai chef d’œuvre. On rit, on se passionne, le temps s’écoule rapidement. Il y a du sexe, des traîtrises, des coups bas et des bas fonds.
La classe politique en classe d’école, et l’Homme politique en petit crétin sont deux idées de génie, vivement dimanche pour l’acte II.
Mais attention, ceci n’est qu’un spectacle, rassurez-vous. Il n’est pas nécessaire d’aller voter pour ces saltimbanques dimanche. Les élections européennes n’existent pas pour de vrai, c’est comme le pain et les jeux ça occupe la populace.
Thomas vezin
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